Au parc Monceau de Philippe Mialsoni

Après une longue absence me voila de retour, les vacances sont finis, place à la rentrée! On reprend un rythme sérieux d’un article par semaine !

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Auteur: Philippe Mialsoni

Date de parution: Mars 2018

Edition: Scribe d’Opale

Nombre de pages: 288 pages

Genre: Roman

Prix: 18€

Note: 4/5

 

Quatrième de couverture:

Arthur et Guillaume sont des amis d’enfance. Arthur est discret, introverti et complexé.

Guillaume est charismatique, séduisant et d’une infidélité de notoriété publique.

Les deux amis ont étés mis a la porte de chez eux par leurs épouses.

Arthur supporte mal la séparation et espère reconquérir Pauline.

En attendant des jours meilleurs, Guillaume essaie de le distraire en l’entrainant dans ses sorties épicées aux lendemain difficiles, mais Arthur préfère s’évader au Parc Monceau.

L’univers de Guillaume n’est décidément pas le sien… Arthur sortira-t-il indemne du monde de la nuit et des plaisirs obscurs, ou préférera-t-il la sérénité du Parc Monceau?

C’est à ce stade de l’histoire que se produit un évènement insolite! Un des personnages du livre, décide de sortir du cadre du roman. Il pose des questions sibyllines à celui qui l’a créé, l’auteur qui tente d’y répondre.

Il se trouve rapidement débordé.

Que recherche vraiment son personnage?

 

Mon avis:

Je ne saurait vous dire si j’ai aimé ou non ce livre, si j’en reste à ma première impression je vous répondrais par la négative mais si on se fis à ma seconde impression, après une seconde lecture et un peu de recul je vous dirais que j’ai apprécié.

Comme j’ai eu beaucoup de mal en faire la chronique de cet oeuvre, pour laquelle mon avis est en mi-molle je vous met ci-dessous le mail que j’ai envoyer à l’auteur. Ce n’est pas une question de ne pas faire d’effort pour sortir une chronique, mais c’est ainsi que j’ai obtenue le résultat que me satisfait le plus.

« Mr Mialsoni,

Je ne sais pas si vous vous souviendrez de moi, nous nous sommes rencontrés au salon du livre de Monaco, le 03 mars 2019, où vous nous avez gentiment dédicacé votre roman « Au parc Monceau »

Non? Vous ne vous rapellez pas? Mais si! Un couple de jeunes adultes, une petite blanche et un grand métisse, tout deux affublés de tout un équipement de moto. Non toujours pas? Tant pis.

Enfin tout ce bla-bla pour vous dire que j’ai lu votre roman et je viens vous livrer mon avis (ou ma critique d’amatrice, c’est vous qui voyez). C’est un peu tardif je le conçoit mais mieux vos tard que jamais.

Par où commencer? Tout d’abord je doit vous dire que j’ai été déçue au premier abord, je m’explique: vous et votre amis (ou copain, cousin, voisin, ou je ne sais qui d’autre) m’avez tellement bien vendu votre roman que j’ai mis la barre très haute. A vrai dire je m’attendais à une oeuvre plus joyeuse, plus légère … Je trouvais le personnage principale mou, triste et sans intérêt, j’ai même songé à l’abandonner mais j’ai revu mes attentes et fait une seconde lecture et là… je n’ai pas pue le lâcher avant que la fatigue ne m’emporte. Je ne pouvais pas abandonner cette lecture après votre discourt, et si votre oeuvre avait provoqué un tel engouement chez votre collègue, elle devait forcément me faire ressentir quelque chose de positif à moi aussi!

Je me suis finalement retrouvée à encourager Arthur à faire face, à rire aux réplique de Guillaume et à soupçonner puis détesté Anna.

L’interaction entre le personnage et l’auteur apporte quelque chose de nouveau à l’oeuvre. On peut apercevoir le dilemme qui se pose à l’auteur lors de l’écriture (Que faire du personnage? Faut-il le laisser nous amadouer ou aller jusqu’au bout de notre idée?).

Et puis il y a tout ces passages, ces petits moments que le personnage décortique, approfondi et tord de tout les côtés pour y trouver une sens caché ou un petit indice sur je ne sais quoi. Vous avez été cruel! Toutes ces réflexions m’ont poussées moi même à réfléchir et à me poser des questions aux quelles je ne voulais pas de réponses. Qu’est ce que j’ai pu vous maudire dans ces moments. Mais aujourd’hui je vous remercie, ces questions auront au moins permis de m’aider à remettre de l’ordre dans certains aspects de ma vie. 

Je me suis beaucoup attachée au personnage que Guillaume, j’ai rapidement compris que derrière ces pitreries, ces blagues et ces manières de tout prendre à la légère se cachait un mal être. Je pense qu’on connait tous une personne comme Guillaume, qui est en manque d’attention et qui compense comme il le peut.

Mais franchement , dites-moi, vous n’aviez pas d’autre idées pour faire la lumière sur toute cette histoire? Autre que cet accident?! Si les personnages peuvent se permettre de faire des réclamations, le lecteur aussi, non?

Malgrès tout ces points positifs, il y en a quelques uns qui ont perturbés ma lecture. Comme les incises, qui sont peu présentes dans les dialogues voir absentes, j’ai souvent perdue le fil des conversations ou elle devenait très confuses par moments. Les réflexions faites par Arthur ont aussi dérangés ma lecture à plusieurs reprises, je pense que leurs positions ne sont pas toujours judicieuses et je n’ai pas toujours compris leurs but. Votre plume reste tout de même fluide et très agréable à lire.

J’ai été aussi un peu déçu de ne pas avoir ressenti votre engouement pour le parc Monceau, lors des scènes au parc je ne me suis pas sentir transportée dans le lieu, je suis peut-être trop attachée a mon chère massif du Pîlat, mais qu’à cela ne tienne lors de ma prochaine visite à Paris j’irais y faire un tour. Qui sais? Je serait peut-être conquise!

Je pense que vous l’avez compris j’ai fini par apprécier votre roman même qui c’était mal partis, et je vous en remercie. A quand le prochain?

Aurélie G. « 

 

Voilà l’avis un peut long que j’ai envoyer à l’auteur, j’attend avec impatience son retour.

Mais j’attend le votre aussi! Dites-moi si vous connaissez cet oeuvre ou si vous avez des petits auteurs cachés qui valent le coup d’être lu!

 

 

 

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Le voyage de wendy ou l’effet sac à dos d’Anne Thoumieux

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Auteure: Anne Thoumieux

Date de parution: 2018

Edition: Firt Edition

Nombre de pages: 253 pages

Genre: Fell Good_Voyage_ Roman

Prix: 14.95€ (grand format)

Note: 3/5

 

Quatrième de couverture:

Wendy est une jeune fille sans histoires. Quand elle perd brutalement son travail, ses parents et sa grand-mère, elle se retrouve seule, terriblement seule. Une rencontre surprenante dans un bar vient bouleverser son existence et la mène jusqu’en Argentine. Commence alors un voyage initiatique où les souvenirs de ses parents se mêlent à ses nouvelles rencontres.

Ses pas la portent de la jungle tropicale aux grands froids d’un glacier, et de forêt de cactus en désert de sel, elle avance vers elle-même, souvent en bonne compagnie. Sur sa route, un bel Argentin, un vétérinaire français, une voyante ou encore un jeune Suédois sont autant de compagnons de voyage qui vont apporter leur pierre à son édifice personnel. Un cheminement bouleversant dont elle ressortira grandie, heureuse et prête à vivre sa vie en liberté.

Ce roman résolument optimiste porte en lui un message qui saura inspirer tous les lecteurs en quête de bonheur.

 

Mon avis:

Plusieurs semaines après ma lecture j’ai encore du mal à savoir si j’ai aimé ou non cette lecture.

Le résumé est très engageant, il nous promet voyage, rencontres et de beaux paysages en prime. Mais finalement je n’ai pas été convaincue par l’auteur, je pense que c’est surtout le style d’écriture qui m’as dérangé, en lisant ce livre j’avais la sensation d’avoir une longue conversation banale avec une amie autour d’un café qui me racontait ces vacances. Je n’ai pas sentie de réel enthousiasme lorsque Wendy nous raconte son histoire. Le point de vue interne n’est peut-être pas fait pour moi.

Malgré ce manque de « vie » du roman, je me suis identifiée au personnage principale par moments, notamment lorsque qu’elle parle du décès de ces parents ou encore des funérailles, ce n’est pas toujours évident de trouver sa place dans ces moments, encore moins avec une famille qui se permet des réflexions et qui vous « vole » ces instants importants en faisant une sorte de compétition à celui qui aura le plus de peine ou encore des phrases du genre « Ha ! Tu es bien toi maintenant dans le grand appartement de tes parents! » . Lors de ces passages j’avais juste envie de rentrer dans le livre et de distribuer des leçons de vie à toute la famille de Wendy, c’est les moments où je me suis sentie le plus proche du personnage où je me suis identifié à elle.

« N’oublions pas que le malheur des uns fait peur aux autres, comme s’il était contagieux » p.247

L’idée de prendre un sac à dos et de partir sur un coup de tête était ce qu’il y avait de mieux à faire. On a tous été traversés par cette idée, tout plaquer (pour une durée plus ou moins longue) pour aller au bout du monde, faire des rencontres et se découvrir. Mais, encore une fois, je m’imaginais le voyage différemment, certes, rien ne se passe jamais comme prévu mais j’ai trouvé que le personnage principale manque follement d’enthousiasme et pour cause: le vocabulaire pour décrire les émotions de Wendy est peu varié (désolé Madame Thoumieux ne m’en voulez pas). A la vue des paysages traverser et observé je m’attendais à plus de superlatifs, des mots superbes et hyperboliques pour transmettre au lecteur la beauté et la singularités des paysages et des émotions. Nonobstant les descriptions qu’en fait l’auteure ont su titiller ma curiosité au point aller chercher sur le net des photos de ces lieux et me donner l’envie d’aller y faire un tour et pourquoi pas réaliser le même circuit de Wendy.

Malgré tout l’auteure a su me plonger dans une ambiance cocooning au détour d’une pose café au milieu de la montagne enneigée.

 » Un chat ronronnant sur les genoux, une part de gâteau plus grosse que mes fesse, des rigolades avec un pote gay, de la douceur avec un chaton suédois, un surnom affectueux et l’impression que le restaurant s’est transformé en abri protecteur avec la buée sur les vitres, comme une vue surplombant un paysage empreint de magie absolue. What Else, dirait certains…  » p.179

Les personnes qu’elle rencontre lors de son voyage sont très accueillantes, plus que je ne l’aurais imaginer, certain d’entre eux vont même marquer sa vie. C’est ce pourquoi les voyages sont fait, pour faire des rencontres et espérer qu’elles influencent notre vie.

Bien qu’il qu’ayant des points positifs, comme les nombreuses référence aux chansons ou à d’autres livres, je reste en mi-molle pour cet ouvrage, c’est pourquoi je vous invite à ne pas vous arrêter à mon avis, aller voir d’autres chroniques ou commentaires sur les réseaux. Ce n’est pas parce que je ne suis pas convaincu que vous ne le serez pas. 🙂

 » Tout le monde ne vit pas d’épreuves terribles, mais de nombreuses personnes en vivent des pires que les nôtres. » p.3

En dépite des nombreux points négatifs, Anne Thoumieux a réussit à me donner l’envie d’essayer l’effet sac à dos. Objectif atteint Madame!

Et vous vous l’avez lu? Où vous avez peut-être d’autres roman voyage à me conseiller? Dites-moi tout dans les commentaires.

Big Bones de Laura Dockrill

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Auteure: Laura Dockrill

Edition: Robert Laffont (Collection R)

Date de parution: 08.03.2018 (vo) 12.04.2018 (vf)

Nombre de pages: 496 pages

Genre: Young Adult / Humour

Prix: 18,90€

Note: 5/5

 

Quatrième de couverture:

Salut, moi c’est Bluebelle, alias BB, alias Big Bones, rapport à mes « gros os ». J’ai seize ans, je suis une gourmande, et je ne m’en cache pas. En même temps, ce serait un peu difficile à dissimuler, vu mes rondeurs…

Seul soucis, après une crise d’asthme, maman m’a emmenée chez le médecin qui m’as OBLIGEE à tenir un journal de ce que je mange.

Sauf que moi, je m’aime comme je suis, et je n’ai aucune envie de guérir puisque je ne suis pas malade !
Mon avis:

Ce livre est une véritable bouffée d’énergie !

Comme bous l’avez lu sur la quatrième de couverture Bluebelle nous raconte son histoire. Une histoire de grosse, accompagnée de gâteau, de hachis parmentier, de café et d’une grosse dose d’humour. Voilà la base de la recette pour faire un bon livre, ajouter à cette base une amie loufoque, un garçon à croquer et une famille de zinzins, et vous obtiendrez LE livre coup de coeur.

Ce qui m’as tout de suite plus c’est évidement le personnage de BB, elle est grosse mais elle s’aime comme ça ! Elle a appris à s’aimer comme elle est et c’est un vrai bonheur de lire une histoire avec une ado qui n’est pas mal dans sa peau ! Bluebelle est grosse, moelleuse, elle a souvent chaud, ses bras sont confortables pour lui faire un câlin et elle sent bon (enfin… je suppose) tout comme un gâteau au chocolat qui sort du four, alors comment faire pour ne pas l’aimer ? Elle déborde d’un humour décalé, très cru, et c’est ce qui fait sa force, grâce à lui elle fait fasse aux moqueries des autres ainsi que leur regard.

 » Pendant ce temps, mon trou de balle, lui est loin d’être verrouillé. C’est un magasin de discount grand ouvert qui hurle:  » LIQUIDATION DU STOCK ! TOUT DOIT PARTIR !  »  » p. 183

Mais aussi dès le début il y a une chose qui m’as fortement déplu au point de me choquer, c’est le comportement et le jugement de sa mère et de l’infirmière qu’elle consulte dès les premières pages. On assiste à une conversation de sourds puisque BB essaye de faire comprendre son point de vue à ces deux femmes mais celle-ci répliquent à coup de chantage affectif et de culpabilisation.

 » – Tu vois, me dit cette fichu infirmière, c’est égoïste d’être aussi grosse. Tu fait pleurer ta mère.

(..)

– Si tu te nourrissais sainement, tu ne serais pas obèse à ce point.  » p. 17

Mais … Bitch ! L’infirmière est aussi grosse que BB et sa mère ne fait que chouiner parce qu’elle passe pour une mauvaise mère. C’est une des scènes qui m’as le plus énervé, c’est hyper dévalorisant et culpabilisateur, heureusement que BB a du répondant.

C’est donc à travers ce fameux carnet alimentaire que BB nous raconte son histoire. Elle nous parle de sa petit soeur, mince comme un cure-dent qui passe ces journées à sauter sur les toits de la ville, de son job étudiant dans un café, de sa meilleur amie et évidement de tout ce qu’elle mange. On a des paragraphes entier où BB nous conte son amour pour la nourriture, ce qu’elle aime ou pas, elle vous dépeint des croissants à l’amande sous tout les angles à vous en faire saliver ou encore des muffins à la myrtille. Elle partage aussi ces petites recettes, oui parce qu’elle ne fait pas que manger, elle cuisine la petite ! Hachis Parmentier, riz cantonnais, lait de tigre et bien d’autre encore. Vous l’aurez compris: ce n’est pas un livre à lire si vous êtes au régime !

 » Les muffins à la myrtilles sont contellés de gigantesques bais sucrés, gluante, qui s’écoulent dans le gâteau blanc et tendre, comme un stylo à bille qui fuit sur une lettre d’amour, et l’intérieur est super léger et onctueux.  » p. 115

Au milieu de tout ça on a les parents de BB, alors eux… comment dire… Je ne les aimes pas ! La mère vous aurez compris pourquoi, tout ce qui lui importe c’est que sa fille perde du poids pour sa santé (oui, ok, là je suis d’accord avec elle) mais aussi parce que madame est persuadé que sa fille est mal dans sa peau et peu importe le moyen pour la pousser a perdre du poids, chantage affectif, réprimande, humiliation… tout y passe. Mais le père, mais alors lui ! Il dit amen à tout ce que ces filles disent ou font sans vraiment s’y intéresser, sauf si ça peut lui servir à se faire mousser au prêt de ces amis, du genre:  » Oui vous savez ma fille BB est lesbienne alors je suis hyper tolérant, l’esprits ouvert tout ça, tout ça.  » Ha ! Et puis je ne vous ai pas dit ils passent leur temps à se séparer et se remettre ensemble, alors dès ils ont une conversation avec l’une ou l’autre de leurs filles c’est pour demander ce que fait l’autre parent et trouver ce qui pourrait le plus l’emmerder. Enfin, le roi et la reine de l’égoïsme quoi.

Mais malgré ces parents à vomir, j’ai adorer ma lecture, c’est très léger, plein de gourmandise, au milieu de tout ça se cache une petite histoire romantique, pas trop niaise contrairement à ce que je m’attendais. Au cour de l’histoire BB fait preuve d’une grande volonté et de courage pour affronter le regard des autres une nouvelle fois, un moment très galvanisant et qui nous incite à faire de même ainsi qu’à prendre confiance en nous.

 » … la confiance en soi, ce n’est pas quelque chose qu’on peu acheter en libre-servie à la pharmacie et se rouler sous les aisselles pour se protéger. La confiance en soi, ce n’est pas quelque chose qu’on peut simplement inventer ou exprimer. Elle naît tout au fond de nous. C’est un muscle qui a besoin d’entrainement et d’attention, comme un biceps ou l’imagination; il ne peut pas s’assoupir. Il ne faut jamais oublier son amour propre. Il faut le stimuler et renforcer. Il faut s’aimer soi-même. C’est la base de tout, le reste suivra naturellement.  » p. 431

A travers ce roman l’auteure fait un véritable pieds de nez à la grosso-phobie ainsi q’un gros fuck au regard des gens. Ce roman a été une très belle découverte pour moi et un coup de coeur immense !

Et puis mince quoi, c’est tellement drôle !

L’eau de Rose de Laurence Martin

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Auteure: Laurence Martin

Date de parution: 25 Janvier 2018

Edition: Publishroom

Nombre de pages: 166 pages

Genre: Drame, secret de famille, reconstruction

Prix: 15€

Note: 5/5 coup de coeur ❤

Quatrième de couverture:

Elle me pointe un petit carnet qui gît le long du caniveau et murmure:

-Dites-leur pour moi que je les aime.

Je demande:

-A qui?

Elle convulse.

Je pleure.

-A qui ?

Elle est partie.

La femme qui sortait du cimetière est venue mourir dans mes bras… Je souffle « Je leur dirai » Comme une promesse indestructible.

Rose ne sait pas que cette promesse va bouleverser son existence. Au fil des pages de ce carnet, elle remettra en question sa solitude. Elle ira chercher des réponses, contestera les lois familiales qui érigent le silence sur sa mère disparue il y a vingt ans. Elle apprendra combien la vie peut être belle et l’amour un nouveau départ.

Mais quand l’adversité s’entête, la peur reprend parfois ses droits et la mort ses prérogatives. Rose trouvera-t-elle sa vérité? Osera-t-elle enfin le bonheur?

 

Mon avis:

Comme vous vous en doutez un secret ronge la famille de Rose, dans la maison familialle on ne ressent aucune joie, pas de sourire, pas d’amour. Le quotidien de Rose consiste en un échange de banalité avec son père et sa soeur et dessiner des albums pour enfants. Mais bien évidement un évènement tragique va venir bouleverser Rose et une chose en entraînent une autre, c’est toute sa famille que cet évènement va chambouler.

Dès le début j’ai accroché au style de l’auteure, les mots sont très bien choisi, on ressent l’ambiance pesante à cause des non dits. Dès la lecture des premières pages je me suis senti happée par ce que l’auteure veux nous raconter, pas de scène inutiles (qui n’apportent rien au récit), pas temps morts, toujours, envie d’avancer, d’en savoir plus. C’est sûrement pour ces raisons que je l’ai lu en deux jours et que j’ai eu temps de mal à le poser.

Avec la découverte du carnet l’auteure réussit une parfaite mise en abîme, on découvre l’histoire de Victoire tout en suivant l’évolution de Rose, c’est un procédé d’écriture que j’adore et qu’on ne voit pas assez à mon goût. La lecture des ce carnet, permet à Rose de comprendre que même après voir vécu des drames on peut être heureux, mais pour avoir ce bonheur, il faut aller le chercher, sortir de notre zone de confort, se faire violence.

Lorsque que Rose commence à poser des questions, vouloir des réponses sur ce secret de famille, le mal qui ronge sa soeur empire, son père se renferme encore plus, mais il est parfois nécessaire de faire violence aux autres et à soit même pour que la vérité sorte.

« C’est autre chose, lorsque l’on sait, c’est comme quitter ses vieilles douleurs et devoir en accepter d’autres » p. 59 

J’avoue qu’avec cette histoire que secret je le suis fait balader du début à la fin, j’ai eu beau élaborer toutes les hypothèses possibles et imaginables  je n’ai pas réussi à découvrir le moindre petit bout de vérité.

Tout au long de ma lecture j’ai eu cette image d’un film qui commence en noir et blanc, puis viennent s’ajouter de pales couleurs puis elles se font de plus en plus vive et chatoyantes, à l’image de Rose et de son histoire.

Au cours de cette quête du bonheur Laurence aborde différents thèmes: la relation mère/fille, le devoir de mémoire envers nos proches et apprendre à vivre avec ses fantômes.

« Aime ma fille, aime de toutes tes forces » p.46

J’ai d’abord comparé ce roman à Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Matin-Lugand, mais n’as n’ont finalement rien à voir. L’eau de Rose est bien plus poussé, plus détaillé et réaliste. On sent d’ailleurs un gros travail de recherche pour être au plus près de la réalité et c’est ce qui rend l’histoire adictive. Alors on aime, on en parle et on partage!

« Comme il est bon de faire ces rêves qui vous donnent la vie qu’on  voudrait, dans lesquels on replonge sans cesse, que l’on aimerait pouvoir poursuivre »   p. 17

 

J’ai envie de partager l’info: J’ai rencontré Laurence Martin à l’occasion du salon du livre de Monaco, c’est pour rencontré des auteurs comme elle que je vais dans des petits salon plutôt que des grands où vous passez des heures à faire la queue pour quelque seconde avec l’auteur et une dédicace. Là vous avez plus le temps de flâner revenir plusieurs fois vers un auteur, prendre le temps de discuter avec lui/elle et évidement avoir une dédicace.

Tout comme lors de ma lecture j’ai été happée par elle et son livre, elle a su me donner enviée de lire son premier roman alors je vous remercie Laurence pour ce bon moment en compagnie de Rose et j’attends avec impatience le prochain.

Et vous, vous l’avez eu votre coup de coeur de l’année? Dites moi tout dans les commentaires.

 

La tresse de Laetitia Colombani ou The Girl Power

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Auteure: Laetitia Colombani

Date de parution: 10/05/2017

Edition: Grasset

Nombre de pages: 222 pages

Genre: Roman

Prix: 18€ (grand format)

Note: 4/5

 

Quatrième de couverture:

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Inde: Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

Sicile: Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

Canada: Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.

Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

 

Mon avis:

Ma lecture du premier roman de Laetitia Colombani a été très rapide, un ou deux jours, 200 pages est largement suffisant. Lorsque j’ai commencé à lire je ne voyais pas vraiment le lien entre ses trois femmes hormis le fait qu’elles soit toutes les trois dans une situation difficile et qu’elle devront fait preuve de courage par la suite. C’est finalement à la fin du roman que l’on comprend ce « lien mystérieux » et là je dis chapeau à l’auteure, tout devient clair et le titre prend tout son sens.

Les trois femmes sont différentes à tous les niveaux (Age, Pays, Coutumes, Niveau de vie …) mais leurs force et leur détermination les rapprochent plus qu’on ne pourrait le penser. 

Sarah vie au USA, divorcée, deux enfants et mène sa carrière d’avocat brillante dans un monde d’homme. Ce qui m’a le plus déplu dans cette histoire c’est le comportement des collèges de Sarah quand elle tombe malade, ils la traitent comme si sa maladie était contagieuse, dès l’instant où elle montre un signe de faiblesse elle ne vaut plus rien; c’est un milieu impitoyable sans compassion ni reconnaissance du travail qu’elle a déjà accompli et des efforts fournis. 

Giulia vie en Italie, pays où la famille est plus important que tout, elle vie avec ses parents, ses soeurs et passe la majorité de son temps à la fabrique familiale. Lorsque son père est victime d’un accident c’est Giulia qui, pour moi, a le plus la tête sur les épaule. Elle fait tout ce qu’elle peux pour sauver l’entreprise toute en menant de front un amour secret ; alors que ces soeurs et sa mère s’apitoies sur leur sort et ne pense qu’a se caser avec le meilleur parti possible. Des trois histoires c’est celle-ci qui m’a le plus touché, on sent un lien très fort entre Giulia et son père, elle est très différente de ces soeurs et n’aspire pas à la même vie qu’elles. 

« Un père ça ne leur pas, un père c’est éternel, c’est un roc, un pilier, surtout le sien (…) le bon vivant, le jouisseur, le papa, amateur de bon vin, le patriarche, le patron, le colérique, le passionné, lui, son père adoré, ne peut pas s’en aller. Pas maintenant. Pas comme ça. »

Smita vie en Inde, un pays surpeuplé où la pauvreté est son quotidien, elle est mariée et a une fille. Smita fait partie d’une caste appeler les Dalits, ou intouchable; ces gens son considérés comme impures et sont destinés à nettoyer les latrines de leur « supérieurs » ou à chasser les rats des champs. Smitha ne rêve que d’une chose pour sa fille: avoir un avenir meilleur, pouvoir aller à l’école, s’instruire. Pour cela elle va faire une chose interdit et risquer de se faire tuer: quitter son village pour rejoindre une région qu’on dit plus prospère pour les Dalits. Cette histoire c’est celle que j’ai le moins aimer, mais le parcourt réalisé par Smita est vraiment remarquable, c’est une Wonder Woman

J’ai beaucoup aimé découvrir ces personnages, leur histoire. J’ai été très émue par moment, non pas que j’ai pleuré mais j’était plutôt dans une colère noire à certains passages: face au comportement des « amis » de Sarah et lors des descriptions de la vie des Dalits (là j’ai vraiment eu envie de vomir). Mais ce livre a aussi ces côtés positifs, il vous parle de courage, de volonté et de la condition des femmes dans le monde et croyez moi on a encore un bon bout de chemin à faire avant d’arrivé à l’égalité homme/femme.

« Une femme libre est exactement le contraire d’une femme légère »

Simone De Bauvoir

 

La petit info supplémentaire:

J’ai vue l’interview de Laetitia Comlombani dans l’émission On N’est Pas Couché de Laurent Ruquier, et j’ai appris que cette histoire avait été écrite pour une amie de l’auteur atteinte de la même maladie que Sarah. Une belle preuve d’amitié.

Quand le bonheur scintille de Janine Kay Johnson ou quand un bonheur n’arrive pas seul

cvt_Quand-le-bonheur-scintille_7929Auteure: Janine Kay Johnson

Dates de parution: 2006 (vo)

Edition: Harlequin

Nombre de pages: 343 pages

Genre: Romance 

Prix: … D’occasion car n’est plus éditer

Note: 4/5

 

Quatrième de couverture:

Devenir maman. C’est le rêve de Suzanne, et bientôt une réalité. En effet, pour Noël, elle accueillera enfin dans sa maison deux enfants adorables qu’elle vient d’adopter. Alors, tandis qu’elle décore son foyer avec amour et que les émotions se bousculent dans sa tête, elle éprouve soudain l’envie irrésistible de partager la grande nouvelle avec quelqu’un, là, tout de suite!

Cédant à son élan, elle se précipite dehors et tombe sur son plus proche voisin, Tom Stefanec? Un homme qu’elle a jusqu’ici tenu à distance, tant elle le trouve trois et, même, un peu mystérieux…

 

Mon avis:

Encore une lecture de Noël! Une lecture légère, rapide, une lecture doudou quoi. 

On retrouve dans ce roman des personnages principaux qui ont tous été malmenés pas la vie: deux enfants orphelins, une femme qui vie seul après un divorce avec un mari violent et un homme solitaire et isolé depuis son enfance. C’est ce point commun qui fait, pour moi, que cette histoire marche.

Je pensais que l’adoption serait plus longue et qu’on aurait le droit à toutes les difficultés que cela représente mais non, on rentre rapidement dans l’histoire, l’auteur se concentre surtout sur l’accueil des enfants chez Suzanne et la relation quelle entretient avec son voisin. 

On sent que Suzanne est une femme douce, sensible et faite pour avoir des enfants; ce qui m’a le plus plu chez elle c’est qu’elle ne se laisse pas abattre. Même lorsque Sophie (la fille qu’elle adopte) reste indifférent et la rejette, Suzanne va de l’avant, ne se morfond pas dans son coin et essaye de comprendre comment améliorer la situation au lieu de se mettre à pleurer, de s’apitoyer sur son sort et de rester focalisé sur ce qui ne va pas.

Les enfants, Sophie 10 ans et Jack 7 ans, sont adorables! Le monde qui les entoure leur est étranger, tout ce qui les rattaches à leur passé c’est l’un et l’autre, ils sont donc très soudés. Ils s’attachent tout les deux facilement à Suzanne, même si Sophie est distante et irritable. Ayant peur d’être rejeté et de se retrouver à nouveau orpheline elle n’accepte pas l’amour de Suzanne et refuse être heureuse, comme si elle n’en avait pas le droit. 

Quant à l’histoire entre Suzanne et Tom, le voisin, elle est somme toute banale mais pas niaise non plus. Ni l’un ni l’autre ne s’attend à un miracle, ni n’attend quelque chose de précis l’un de l’autre. Evidement Tom est l’homme idéal, il bricole, aime les enfants, gentil, patient et j’en passe. Enfin… si Mme Johnson lui avait mis quelque défaut ça aurait été pas mal.

La plume de l’auteur est douce, simple, il y a juste se qu’il faut de description pour laisser travailler l’imagination. Mes yeux glissaient tout seuls sur les mots sans vraiment que je me rende compte que je lisais. Un vrai moment de détente où je me suis senti totalement isolée du monde.

Le seul bémol que j’aurais pour cette romance c’est qu’elle est un peu courte, j’aurais aimé que l’auteure pousse un peu la fin, en savoir un peu plus sur les personnages, ce qu’il deviennent; mais ça c’est moi qui n’en ai jamais assez.

En conclusion, je peux vous affirmer que c’est le roman parfait à lire entre deux histoires plus complexes ou dans le métro ou au coin de la cheminé ou que sais-je encore.

Et vous, vous l’avez lu? Vous avez des lectures doudou pour la période de Noël? Dites-moi tout dans les commentaires.

Un chant de Noël de Charles Dickens ou l’homme le plus aigri

Un-chant-de-Noel

Auteur: Charles Dickens

Dates de parution: 1843 (vo) _ 1857 (vf)

Edition: Librio

Nombre de pages: 95 pages

Genre: Fable

Note: 5/5

 

Quatrième de couverture: 

La veille de Noël, tous s’affairent aux préparatifs. Mais, préférant la solitude à ces fêtes joyeuses, Ebenezer Scrooge refuse les invitations. Pour ce vieux grincheux que tous prennent soin d’éviter, Noël se résume à un simple mot: « Sottise! » . Il n’y voit qu’un prétexte pour cacher la misère de cette société et jamais ne s’associera à cette vaste fumisterie.

Mais ce soir-là, les esprits de Noël en décident autrement. Plongé malgré lui entre passé, présent et futur, le vieux grippe-sou reçoit une leçon de vie.

 

Mon avis:

La lecture de Un chant de Noël a été très rapide, si vous cherchez une lecture courte c’est ce qu’il vous faut. 

D’abord ce que j’ai le plus aimé, c’est le contraste évident entre Scrooge et le monde qui l’entoure. Tout est froid autour de lui y compris sa boutique, alors que même dans les chaumières les plus pauvres les gens sont enveloppés dans une chaleur réconfortante. C’est une différence que met en avant le second spectre de Noël, avec le commis, Cartchit: il a une grande famille, il est pauvre mais lorsqu’il rentre chez lui, il est enveloppé par l’amour de sa femme, de ses enfants. Ils sont reconnaissants d’être réunis et de partager ce moment autour d’une table. 

Pour une fois je n’ai pas eu à me plaindre des descriptions, en lisant on se retrouve très vite plongé dans l’ambiance de Noël, l’odeur des dindes dans le four, les gens qui chantent dans la rue, les enfants qui courent de partout. J’ai trouvé les descriptions du fantôme de Marley et des esprits de Noël très réussi pour l’époque, les histoires de fantômes n’était pas très courantes à ce moment (enfin… je crois). 

J’avoue avoir eu un peu de mal avec les tournures de phrases mais je suppose que cela fait partie du style d’écriture de Dickens, certaine d’entre elles m’ont demandés de les relire plusieurs fois et de réfléchir à leur sens. Il s’agit de la seule chose qui m’ait gêné dans ma lecture. 

A travers cette histoire Dickens nous rappelle que Noël n’est pas seulement un étalage de cadeaux, ou de bonnes choses à manger, c’est avant tout un moment de partage en famille, avec des amis, avec ceux qui comptes autour de nous; il n’est pas question de profits.

« Il y a quantité de choses, je l’avoue, dont j’aurais pu retirer quelque bien sans en avoir néanmoins; Noël entre autres. Mais au moins a-je toujours regarder le jour de Noël quand il est revenu comme un peu jour, un jour de bienveillance, de pardon, de charité, de plaisir, le seul, dans le long calendrier de l’année, où je sache que tous, hommes et femmes, semblent par consentement unanime, ouvrir librement les secrets de leur coeurs et voir dans les gens au-dessous d’eux de vrais compagnons de voyage sur le chemin du tombeau, et non pas une autre race de créatures marchant vers un autre but. C’est pourquoi, mon oncle, quoiqu’il n’ait jamais mis ma poche la moindre pièce d’or ou d’argent, je crois que Noël m’a fait vraiment du bien et qu’il m’en fera encore; aussi je répète: Vive Noël! » Le neveu à Scrooge, page 9.

Pour une fois l’aspect religieuse religieux de Noël n’est pas abordé. Oui! Vous savez le petit Jésus dans la crèche, la naissance du fils de Dieu ou que sait-je encore. J’ai apprécié que l’histoire de soit pas une énième leçon de catéchisme ou une représentation de la fête comme étant plus propice aux miracles qu’une autre date de l’année. L’auteur nous rappelle que Noël est l’occasion d’avoir une pensée pour tous ceux qui se retrouvent seuls et démunis au moment des fêtes de fin d’année.

 

Du livres au film:

Après avoir fini ma lecture je me suis jeté de l’adaptation de Disney de 2009. Ma fois je n’ai pas grand chose a dire sur l’adaptation à part… quelle est parfaite! 

Toute la fable a été fidèlement retranscrite, la motion capture (technique permettant d’enregistrer les positions des acteurs grâce à des capteurs pour contrôler une partir virtuelle sur ordinateur) permet de rendre les expressions des visages plus réalistes et le jeux de Jim Carrey nous donne un Scrooge parfaitement détestable!

C’est une superbe adaptation que je recommande à 100%.

« Par une heureuse, juste et noble compensation des choses d’idi-bas, si la maladie et le chagrin sont contagieux, il n’y a rien qui le soit plus irrésistiblement aussi que le rire et la bonne-humeur »

 

Et vous, vous avez déja lu Un chant de Noël ? Quel sont vos lecture de Noël favorites? Dites-moi tout dans les commentaires.